que penser d’une telle reponse. Allant ensuite a une autre table, ou les joueurs avaient aussi deux points chacun, il repeta sa question, et on lui repondit: “We are two to two, too.–Toutoutou et toutoutoutou!” s’ecria le Francais qui crut qu’on se moquait de lui. Et il s’en alla furieux.
123. L’APPETIT VIENT EN MANGEANT
“A quoi sont destines ces elephants, ces armes, cet attirail de guerre et ces vaisseaux tout prets a mettre a la voile?” demandait au roi Pyrrhus un sage confident, conseiller tres prudent d’un monarque qui ne le fut guere. “Je pars, lui repondit le prince, pour Rome, ou je suis appele.–Qu’allez-vous y faire?–Assieger la ville.–Le projet est admirable et digne seulement d’Alexandre ou de vous. Mais une fois Rome prise, seigneur, ou irons-nous?–La conquete du reste des Latins est chose aisee.–Sans doute, on peut les vaincre. Et ensuite qui voulez-vous attaquer?–Les ports de la Sicile sont tout proches, et bientot nos vaisseaux mouilleront devant Syracuse.–Et apres?–Maitres de cette ville, nous partons aussitot pour Carthage, et nous nous en emparerons. La route est libre; qui est-ce qui peut nous arreter?–Seigneur, je vous comprends: nous allons tout dompter. Nous allons traverser les deserts de Libye, asservir en passant l’Egypte et l’Arabie, passer le Gange, soumettre des pays inconnus, faire trembler les Scythes sur les bords du Tanais, et ranger sous nos lois toute une moitie du monde. Mais enfin, quand nous serons de retour, vous ne saurez plus que faire?–Oh! alors, mon cher Cineas, victorieux et satisfaits, nous pourrons rire tout a notre aise et prendre du bon temps.–Eh! seigneur, des aujourd’hui, sans sortir de votre royaume, qui nous empeche de rire du matin au soir?”
Racontez en quelques mots l’essentiel de cette conversation.–Quels mots vous a-t-il fallu chercher?–Donnez-en une definition en francais.
GRAMMAR REVIEW.–LESSON XIX
Interrogatives.–Relative _que_ in emphatic inversions.–_Penser a; penser de. Jouer a; jouer de. Savoir; connaitre._
EXAMPLES
Qui est la?–Qui avez-vous Who is there?–Whom did you vu?–Avec qui parlez-vous? see?–With whom are you speaking? De qui est-elle la fille? Whose daughter is she? A qui est cette maison? Whose house is this? Devinez qui j’ai vu. Guess whom I saw. Qu’avez-vous vu?–Que What did you see?–What’s to be faire?–Qu’en pensez-vous? done?–What do you think of it? De quoi parlez-vous?–A quoi What are you talking about?–What pensez-vous? are you thinking about? Savez-vous ce que Do you know what it c’est?–Quoi?–Devinez quoi. is?–What?–Guess what. Je ne sais que dire ni que faire. I don’t know what to say nor do. Laquelle de ces plumes est la Which of these pens is yours? votre? Auquel de vos amis To which of your friends are you ecrivez-vous? Duquel writing? Of which one are you parlez-vous? speaking?
Qui est-ce qui (or) qui. Who (subject). Qui est-ce que (or) qui. Whom (object). Qu’est-ce qui (only). What (subject). Qu’est-ce que (or) que. What (object). Qu’est-ce que la grammaire? (or) What is grammar? Qu’est-ce que c’est que la
grammaire?
Qu’est-ce? (simple question) \
Qu’est-ce que c’est? (emphatic) | What is it? Qu’est-ce que c’est que cela? /
(more insistent)
Quel livre avez-vous?–Quelle What book have you?–What plume?–Je ne sais quelle idee pen?–I don’t know what idea lui est venue.–Quel homme! has struck him.–What _a_ man!
C’est un beau pays _que_ France is a beautiful country. la France.
Je ne le connais pas. I do not know him (acquaintance). Il joue _de_ la guitarre. He plays the guitar. Savez-vous jouer _aux_ Do you _know how_ to play cartes? cards?
A. 1. Who sent you that letter? 2. Which of the letters did you mail? 3. Do you know to whom it was addressed? 4. Whose valet is he? 5. What did you find on the desk? 6. What was[1] it that the carter said to the culprit? 7. Did he know who had forged the signature? 8. What[2] was the patient’s occupation? 9. What! He is gone? I don’t know what to think of[3] it.[3] 10. Who is playing cards in that room? 11. I don’t know what[4] I was thinking of.[5] 12. Whose[6] is this violin? 13. It is mine, what are you going to do with[3] it?[3] 14. Whom do you wish to see?–M. Blanc.–Which one,[7] the father or the son? 15. It is a difficult thing[8] to learn to write well. 16. Does she know how[7] to play the piano? 17. Don’t you know what a forger is?[9] 18. I have no[10] use for[11] your advice. 19. “Oh ! A[12] fine thing it[7] is[7] to[8] know something!” says M. Jourdain in the “Bourgeois Gentilhomme” of Moliere. 20. Did the doctor know what instrument he played? 21. The king did not know which country to attack first.[13] 22. Do you see that object? What is it? 23. If I knew him well, I would invite him.
[Footnotes 1: _present._ 2: _adjective._ 3: en. 4: quoi. 5: a; _what order?_ 6: _possession._ 7: _omit._ 8: _emphatic inversion; supply_ que. 9: “_what it is that a forger_.” 10: _omit_ pas. 11: que faire de. 12: _definite article._ 13: _supply definite article._]
B. Make a list of interrogative words (adverbs, etc.) not included in examples above and illustrate their use in questions and exclamations.
124. REPARTIE D’UN AMI DE VOLTAIRE
Un jour un auteur aussi celebre par son esprit que craint pour ses epigrammes pria Voltaire de le faire inviter a un grand diner de gala. “Je le veux bien, dit-il, mais a la condition que vous ne prononcerez qu’une seule phrase.–Convenu.” Au diner, on sert un plat de petits poissons et Voltaire, qui en etait friand, le mange a lui tout seul. “Ah! s’ecrie-t-il satisfait, j’ai mange de ces petits poissons autant que Samson tua de Philistins.” L’autre, qui n’avait rien dit jusque la, ouvre la bouche et grogne: “Avec la meme machoire.”
Redoutait-on avec raison le celebre satirique?–Ou voulait-il se faire inviter?–A qui s’est-il adresse dans ce but?–A quelle condition l’autre a-t-il consenti a lui faire ce service?–Le premier est-il demeure d’accord?–A-t-il tenu parole?–Quel plat a-t-on servi au diner?–Voltaire l’a-t-il trouve a son gout?–Comment s’est-il exprime la-dessus?–Le satirique a-t-il continue a garder le silence?
Faites ce recit de memoire.
125. PLUS DE CONFIANCE EN MOINS DE MERITE
On sait que Moliere n’avait aucune confiance dans les medecins, et qu’il s’en moqua dans quelques-unes de ses comedies, ou il exposait leur charlatanisme. Une fois, voyageant en Auvergne, il tomba malade a une petite distance de Clermont. On lui proposa d’envoyer chercher un medecin celebre de cette ville. “Non, non, dit-il, je n’oserais m’y fier; c’est un trop grand homme pour moi; allez me chercher le chirurgien du village voisin; il n’aura peut-etre pas la hardiesse de me tuer.”
Quelle opinion Moliere avait-il de la profession de medecin?–Y avait-il en effet beaucoup de charlatanisme au XVIIe siecle?–Quel moyen Moliere avait-il d’exposer l’exploitation de la credulite publique?–Ou Moliere est-il tombe malade?–Qui a-t-on voulu faire venir?–Moliere s’y est-il oppose?
Soyez pret a definir les mots les plus difficiles de cette histoire.
126. TROP TARD
Chasseur citadin: “Vous ne vous opposez pas a ce qu’on chasse[1] sur votre ferme?”–Fermier: “Plus a present.–Y a-t-il du gibier?–Plus a present. Un chasseur de la ville etait ici la semaine derniere, et il a tue le dernier mouton.”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quelle permission le chasseur sollicitait-il?–Le fermier y a-t-il fait des obstacles?–Pourquoi etait-il inutile de demander la permission de chasser sur ses terres?
Racontez plus au long cet incident.
127. MOYEN D’EVITER LES DISCUSSIONS
Un financier avait l’habitude de rassembler ses actionnaires, une fois par an, dans une immense salle ou il n’y avait ni chaises ni table. Il lisait son rapport; puis il ajoutait: “Que tous ceux qui approuvent se levent.” Naturellement personne n’etant assis, le brave homme s’ecriait: “Approuve a l’unanimite!” et declarait la seance levee.
Quelle coutume le capitaliste avait-il?–Qu’y avait-il dans la salle?–Comment le financier s’y prenait-il pour faire approuver son rapport?–Sa ruse prenait-elle?
128. COMMENT FAIRE TAIRE UN COCHON
Charles-Quint, allant voir le cloitre des Dominicains a Vienne, rencontra sur son chemin un paysan qui portait un cochon. Comme cet animal poussait des cris fort desagreables, l’empereur demanda au paysan s’il n’avait pas appris la methode d’empecher les cochons de crier. Le rustre avoue ingenument que non, et ajoute qu’il serait bien content de la savoir. “Prends le cochon par la queue, lui dit l’empereur, et tu verras qu’il se taira.” Le paysan le fit, et le pore se tut; puis, s’adressant a Charles-Quint: “Il faut, lui dit-il, que vous ayez[1] appris le metier plus longtemps que moi, monsieur, car vous le savez beaucoup mieux.”
Ce doit etre pour jouir d’aventures pareilles que les rois vont souvent incognito.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Ecrivez en 100 mots cette anecdote.
Donnez les parties principales des verbes irreguliers.
129. LA BOMBE
Charles XII a ete l’un des rois de France les plus belliqueux. Voici un episode emprunte aux oeuvres de Voltaire, a l’appui de cette opinion:
Un jour qu’il dictait des lettres pour la Suede a un secretaire, une bombe tomba sur la maison, perca le toit et vint eclater pres de la chambre meme du roi. La moitie du plancher tomba en pieces. Le cabinet ou le roi dictait, etant pratique en partie dans une grosse muraille, ne souffrit point de l’ebranlement, et par un bonheur etonnant, nul des eclats qui sautaient en l’air n’entra dans ce cabinet dont la porte etait ouverte. Au bruit de la bombe, et au fracas de la maison qui semblait tomber, la plume echappa des mains du secretaire. “Qu’y a-t-il done? lui dit le roi d’un air tranquille; pourquoi n’ecrivez-vous pas?” Celui-ci ne put repondre que ces mots: “Eh! sire, la bombe!–Eh bien! Reprit le roi, qu’a de commun la bombe avec la lettre que je vous dicte? Continuez!”
Racontez cette histoire.
130. LE BAVARD
Un jeune fat tenta un jour de lier conversation avec Aristote. Le philosophe cependant ne pretait guere attention a ce que l’autre lui disait. Le babillard, apres s’etre epuise en vains propos, voyant qu’Aristote ne lui repondit rien: “Je vous incommode peut-etre, lui dit-il, ces bagatelles vous detournent de quelques pensees plus serieuses?–N’importe, repondit Aristote, vous pouvez continuer: je n’ecoute pas.” Moyen efficace pour se debarrasser d’un facheux, mais dont beaucoup de gens n’auraient pas le courage de se servir.
Comment le bavard a-t-il aborde le philosophe?–Celui-ci a-t-il attache une grande importance aux paroles du jeune homme?–Le fat s’en est-il apercu enfin?–A-t-il eu l’aplomb de continuer?–De quel moyen le penseur a-t-il use pour se debarrasser de lui?
131. CRUAUTE BARBARE!
“Ne me parlez pas de vos compagnies d’assurances sur la vie, s’ecriait une bonne femme indignee: ca n’est bon a rien! Quand mon pauvre mari etait sur son lit de mort, j’ai demande a une compagnie d’assurances d’envoyer quelqu’un pour assurer immediatement la vie du malade! Croiriez-vous qu’on a eu la cruaute de ne m’envoyer personne?”
Developpez en forme d’anecdote.
132. LE PAUVRE NE CRAINT PAS LES VOLEURS
Un voleur s’etait introduit pendant la nuit dans la chambre d’un homme pauvre. Il tatonne et cherche quelque chose a voler. Il s’etait trompe, sans doute. Le pauvre, qui ne dormait pas, se met sur son seant et lui dit: “Tu perds ton temps, mon ami, en venant de nuit chercher quelque chose ou je ne puis rien trouver pendant le jour. Ca ne vaut pas la peine.”
Ou le voleur avait-il penetre?–Que venait-il y faire?–Est-ce que ses recherches ont ete couronnees de succes?–Qui le guettait?–Pourquoi le pauvre se moquait-il des voleurs?
Faites ce recit de memoire.
GRAMMAR REVIEW.–LESSON XX
Negatives. _Ne … pas, point, jamais, plus, guere, rien, personne, pas un, que, aucun, nul, ni_.-Order of negative particles with infinitive.–Omission of _pas_ after _savoir, pouvoir, cesser, oser_.–_Que_ introducing _oui, non_, etc., after verbs of saying, thinking and the like.–Idioms: aller chercher, envoyer chercher, vouloir bien, valoir la peine.
1. Don’t speak to me. 2. I didn’t speak to you. 3. She hardly pays attention to what people[1] say to her. 4. This table is good for[2] nothing, but never mind,[3] I don’t need[4] it any longer. 5. I didn’t sleep at all[5] last night. 6. That pig isn’t worth the trouble of stealing[6] it. 7. I wrote but[7] a single sentence. 8. Not a one of us was invited to the dinner. 9. No author is more celebrated for[8] his wit than he. 10. Nobody fears him; he never opens his[9] mouth. 11. What have you found? Nothing. 12. Haven’t you any confidence in him? None. 13. I asked him if he was satisfied and he said no. 14. Has dinner been served? Not yet. 15. Have they[1] sent for the doctor? I think so.[10] 16. I’ve only eaten three fish. 17. Nothing is harder than to talk when one would prefer not[11] to utter a single word. 18. He can’t and[12] won’t learn French. 19. Why doesn’t he go get the surgeon? 20. He doesn’t know where to find him. 21. He doesn’t stop[13] grumbling.[6] 22. Neither the king nor the rustic knew how to keep the pig from squealing.[6] 23. Never will I be able to do it. 24. None of the bombs burst near us. 25. Voltaire ate nothing but fish. 26. Will you kindly not sing so loudly[14]? 27. Will you pronounce this word? Yes, I am willing. 28. It isn’t worth the trouble.
[Footnotes 1: on. 2: valoir. 3: n’importe (_omit_ pas). 4: avoir besoin de. 5: point; _order?_ 6: _infinitive._ 7: ne … que. 8: par. 9: _definite article_. 10: oui. 11: aimerait mieux ne pas. 12: ni ne. 13: cesser. 14: fort.]
133. PIRON PREND SON RANG
Piron, poete francais, dinait un jour chez un financier. Comme on allait se mettre a table, une personne distinguee de la compagnie l’engagea a passer devant lui pour se rendre dans la salle a manger. Le maitre de la maison s’apercevant de leur ceremonie, dit a l’homme titre: “Eh! monsieur le comte, c’est un auteur, ne faites point de facons…” Piron, qui sentait qu’on voulait l’abaisser, met aussitot le chapeau, et marche fierement le premier, en disant: “Puisque les qualites sont connues, je prends mon rang.”
Ou le poete dinait-il un jour?–Comment un certain monsieur a-t-il voulu temoigner du respect pour lui?–Le maitre de la maison faisait-il beaucoup de cas de Piron?–Ce dernier s’est-il montre sensible a l’affront?–S’est-il laisse abaisser?
134. L’EPITAPHE DE PIRON, ECRITE PAR LUI-MEME
Ci-git Piron, qui ne fut rien
Pas meme academicien.
135. TEL PERE TEL FILS
Les enfants sont censes admirer les talents de leurs peres. L’oncle Georges faisait une visite il y a quelque temps chez son frere, dont le fils a dix ans. “Eh bien! mon neveu, dit-il au petit, je suppose que vous regardez votre pere comme un grand homme?–D’abord, repond le neveu, je ne m’en etais pas apercu, mais quand on m’a dit que je lui ressemblais, j’ai change d’avis.”
Les enfants sont-ils admirateurs des qualites de leurs parents?–De qui l’oncle parlait-il avec son petit neveu?–Ce dernier admettait-il le talent de son pere?–A quoi l’a-t-il reconnu?
136. COMME ON FAIT SON LIT ON SE COUCHE
“J’ai remarque, disait un fat, qui voulait faire le plaisant, que dans beaucoup de maisons on passe la moitie de la soiree a prier les gens de chanter, et l’autre moitie a le regretter.”
137. L’ENFANT STUPIDE
Le maitre d’une petite ecole de province reprochait a un eleve age de seize ans de ne pouvoir resoudre un simple probleme. “Mais il est trop difficile pour moi, monsieur, dit l’eleve.–Quel age avez-vous? demanda le maitre.–Seize ans, monsieur.–Seize ans, et vous ne pouvez resoudre un probleme aussi facile? Savez-vous bien qu’a votre age Washington etait deja geometre?”
L’eleve ne repondit pas. Apres la classe, un de ses camarades lui demanda si Washington s’etait, a l’age de seize ans, distingue de quelque autre maniere. “Tout ce que je sais, dit le gamin, c’est qu’il etait geometre a mon age et president des Etats-Unis a l’age de notre maitre.”
Quel reproche le maitre a-t-il fait a l’eleve?–Par quel contraste a-t-il voulu lui faire honte de sa stupidite?–La semonce a-t-elle eu l’effet desire?–Quelle reflexion le gosse y a-t-il faite?
Racontez cette anecdote.
138. L’HOMME RECHERCHE
Deux individus etaient en grande conversation sur la maniere de reussir dans la vie. L’un dit a l’autre: “Voyez-vous cet homme la-bas? Il a laisse derriere lui quantite de gens qui se demenent pour le rattraper.–Qui est-il? demanda l’autre.–C’est un conducteur d’omnibus.”
139. MEILLEUR MARCHE
C’etait dans un petit _village_ a l’epoque ou le _tabac_ se vendait sept sous l’once. Un bonhomme entre dans une petite boutique et le _dialogue_ suivant s’etablit entre lui et la marchande. “Combien l’once de ce tabac?–Sept sous.–Combien la demi-once?–Quatre sous.–_Pesez_-m’en une demi-once.” La marchande le fit. “_A_ _present_, pesez-m’en une autre demi-once.”
La bonne femme poussa les deux paquets devant le pratique avec un sourire, s’imaginant qu’il allait payer l’once entiere. Mais le ruse coquin, ayant mis les deux paquets l’un a cote de l’autre: “Le premier, dit-il, _coute_ quatre sous, et celui-ci trois sous, n’est-ce pas? Eh bien! je n’hesite pas, je prends le dernier. _Au_ _revoir_.”
Ecrivez en 100 mots cette histoire.
Faites des phrases en employant les mots soulignes.
140. LE MARECHAL DE LUXEMBOURG
C’etait en 1692. Le marechal de Luxembourg, a la tete de 70,000 Francais, guerroyait contre les Anglo-Hollandais commandes par Guillaume d’Orange. Ce dernier, qui s’etait deja illustre en plus de vingt combats, etait un adversaire redoutable. Aussi le marechal, a la veille de lui livrer bataille, lanca-t-il un certain nombre d’espions dans la campagne. L’un de ceux-ci, apres avoir echappe cent fois au danger d’etre fait prisonnier, fut enfin pris par les Anglais. On le contraignit a ecrire un faux avis au marechal de Luxembourg, campe a quelques milles seulement. Celui-ci dispose ses troupes d’apres cet avis perfide, et l’ennemi ne tarde pas a l’attaquer sur son point le plus faible. La deroute des notres commence. Mais le marechal change aussitot la disposition du combat; quoique malade, il charge trois fois en personne et ramene la victoire sous nos drapeaux. Ce fut la bataille de Steinkerque. Nos ennemis, apres y avoir perdu 18,000 hommes, laisserent entre nos mains environ 80 enseignes et 15,000 prisonniers. Guillaume enrageait de ne pouvoir battre Luxembourg, et se moquait des infirmites de son adversaire. Le marechal etait un peu contrefait, “Ne pourrai-je jamais battre ce vilain bossu? Disait Guillaume.–Comment sait-il que je suis bossu? ripostait Luxembourg, il ne m’a jamais vu par derriere!”–CLAUDE AUGE.
Soyez pret a definir en francais les verbes qui se trouvent dans cette histoire et a en donner les parties principales.
141. FIDELE AUX ORDRES
Mme de M… etait ordinairement chez elle le vendredi. Un jour elle avait donne l’ordre a son suisse de dire qu’elle n’y etait pas. Le soir, dans le nombre de ceux qui s’etaient presentes, le suisse lui nomme Mme V…, sa soeur. “Eh! dit-elle, ne vous ai-je pas deja dit que, quelque ordre que je vous donne,[1] j’y suis toujours pour elle?” Le lendemain Mme M… sort, Mme V… revient: “Ma soeur y est-elle?–Oui, madame,” repond le suisse. Mme V. monte; elle frappe longtemps. Elle redescend. “Il faut bien que ma soeur n’y soit pas.[1]–.Non, madame, dit le suisse, mais elle y est toujours pour vous.”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel ordre madame avait-elle donne au suisse?–De quai a-t-il tenu compte, le soir, a sa maitresse?–En etait-elle contente?–La soeur est-elle revenue?–Qu’a-t-elle demande?–Le suisse s’est-il rappele l’ordre de madame?–Est-ce que madame n’etait pas sortie?–Quel soupcon la soeur a-t-elle concu?–Comment le suisse a-t-il explique sa conduite?
GRAMMAR REVIEW.–LESSON XXI
Articles.–Omission of indefinite article.–Distributive use of definite article.–Review cardinals and ordinals.–Age.–Dates.–Fractions.
EXAMPLES
Cet homme est avocat (general, That man is _a_ lawyer (_a_ pretre, Anglais, etc.). general, _a_ priest, _an_ Englishman, etc.). Son frere est _un_ avocat His brother is a celebrated (etc.) celebre. lawyer(etc.).
C’est _un_ Francais (un It (he) is a Frenchman (an acteur, etc.). actor etc.).
Lamartine, poete et homme Lamartine, a poet and politician, politique, est ne a Macon. was born at Macon. Cent livres.–Mille mercis. A hundred books.–A thousand thanks. Quel homme! What _a_ man!
Dix sous _la_ piece.–Cinq Ten cents _a_ piece.–Five francs _la_ livre (_le_ francs _a_ pound (_a_ metre, etc.). meter etc.).
Deux fois _par_ jour.–Cinq Two times _a_ day.–Five francs _par_ lecon. francs _a_ (or _per_) lesson. Elle est chez elle le jeudi She is at home _on_ Thursday (or) (or) les jeudis. every Thursday. Il est arrive lundi (passe). He came (last) Monday. Il arrivera mardi (prochain). He will arrive (next) Tuesday. Le premier mai.–Le deux avril. May first.–April second. Quel age a-t-il?–Il a dix ans. How old is he?–He is ten. Une femme agee de trente ans. A woman thirty years old. Une demi-heure.–Deux heures et A half hour.–Half past two.–Half demie.–La. moitie du temps. the time.
A. 1. Piron was a French poet, who lived[1] in[2] the eighteenth century.[3] 2. He was born[4] at Dijon, a city of France, July 9, 1689. 3. His father was an apothecary.[5] 4. Piron was[6] never a member of the Academy. 5. He died[7] January 21, 1773, at the age of eighty-three.[8] 6. She has spent an hour and a half singing.[9] 7. Who is that man? He[10] is a marshal of France. 8. A child seven years old cannot solve these problems. 9. Was he a Frenchman or an Englishman? 10. I only have half a pound of tobacco, but I’ll give you half of it. 11. He earns ten francs a day. 12. She always goes out on Sunday. 13. I am going to dine at an author’s house Friday. 14. Last Monday I spent the evening at my uncle’s. 15. I paid ten cents an ounce for[11] this tobacco. 16. Thank-you[12] a thousand times! 17. She says she is only thirty! 18. The enemy attacked us first.[13] 19. At first[14] I didn’t want to sing. 20. What a man! He changes[15] his[11] mind[16] a hundred times a day. 21. The President of the United States receives $75,000 a year. 22. I am going to change[15] my[11] hat. 23. Whatever[17] problem you give[18] me, I can work it.
[Footnotes 1: vivre; _past definite_. 2: a. 3: siecle (_m._). 4: naitre; _past definite_. 5: pharmacien (_m._). 6: _past definite_. 7: mourir; _past definite_. 8: _supply_ years. 9: a _with infinitive_. 10: Ce. 11: _omit_. 12: merci. 13: le premier. 14: d’abord. 15: changer de. 16: avis. 17: quelque … que. 18: _subjunctive, why?_]
B., Word Study, Use in sentences: audacieux, audace, aussi, aussitot, autorisation, autorite, habile, habiller, hote, hotelier, humble, humilier, maladresse, maladroit, penser, penseur, pensif.
Be careful to note that in some cases words are very similar but are of different meaning and not necessarily from the same root.
142. L’ENSEIGNE DU CHAPELIER
Un de mes amis, voulant s’etablir chapelier, consulta plusieurs de ses connaissances sur l’important chapitre de l’enseigne. Celle qu’il se proposait d’adopter etait ainsi concue: “John Thompson, chapelier, fait et vend des chapeaux au comptant”; suivait le chapeau, signe auquel on reconnait tous ceux de sa profession. Le premier ami dont il reclama les conseils lui fit observer que le mot chapelier etait tout a fait superflu, et qu’il vaudrait mieux le supprimer; il en convint sur-le-champ et le mot fut raye. Le second remarqua qu’il etait a peu pres inutile de mentionner que John vendait au comptant. “Peu de gens, dit-il, achetent a credit un article d’aussi peu d’importance qu’un chapeau; et, au cas ou l’on demanderait credit, il peut arriver que le marchand lui-meme trouve[1] a propos de l’accorder.” Les mots furent en consequence effaces, et l’enseigne se borna a cette courte phrase: “John Thompson fait et vend des chapeaux.” Un troisieme ami l’abregea encore en affirmant que ceux qui avaient besoin de se pourvoir d’un chapeau s’inquietaient peu de savoir par qui il etait fait. Mais quand un quatrieme conseiller lut les mots restants: “John Thompson vend des chapeaux,” il s’ecria: “Eh! mon Dieu! croyez-vous qu’on s’imaginera que vous voulez les donner?” En consequence, deux mots de plus ayant ete supprimes, il ne resta que le nom du marchand et l’effigie du chapeau.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Ecrivez cette histoire.
143. LE FAIBLE DES CONTEURS
Tout conteur se repete: voila le grand inconvenient du metier. Un conteur de profession, auquel on reprochait ce defaut, repondit assez naivement: “Il faut bien que vous me permettiez[1] de vous redire de temps en temps mes petits contes; sans cela je les oublierais.”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel est le faible des conteurs?–Avec qui parlait-on de cet inconvenient?–Comment s’est-il justifie?
144. _L’ASTROLOGUE SAUVE_ PAR SA _PRESENCE_ D’ESPRIT
Un astrologue, sous le regne de Louis XI, ayant _predit_ quelque chose de desagreable a ce roi, sa _majeste_, pour se venger, _resolut_ de le faire _mourir_. Il envoie le jour suivant chercher l’astrologue, et ordonne a ses gens, a un signal donne, de le jeter par la fenetre. Aussitot que le _roi_ le voit: “Vous qui pretendez, dit-il, etre si _sage_, et savoir si parfaitement la _destinee_ des autres, dites-moi un peu quelle est la votre, et combien de temps vous avez encore a vivre.” L’astrologue, qui savait qu’il y allait de sa vie, repondit avec une grande presence d’esprit: “Je sais ma destinee, et je suis certain de mourir trois jours avant votre majeste.” Le roi, la-dessus, loin de le faire jeter par la fenetre, fit prendre, au contraire, le plus grand _soin_ de lui, et fit tout ce qui etait en son pouvoir pour retarder la mort de celui qu’il _devait_ sitot suivre.
Qu’est-ce que l’astrologue avait predit?–Quelle etait la resolution du roi?–Ou a-t-il envoye le jour suivant?–Qu’avait-il ordonne a ses gens?–Quelle question le roi a-t-il posee a l’astrologue?–Comment celui-ci y a-t-il repondu?–Qu’est-ce qui a effraye le roi?–Quelle a ete sa conduite apres l’entrevue?
Racontez en 200 mots cette histoire.
Donnez un ou deux mots formes des mots soulignes: _sauve_–sauveur, sauvetage.
145. UN MOT DE TRIBOULET
L’usage des bouffons fut legue par l’antiquite au moyen age. Il se perpetua sous les rois de France, et l’emploi d’amuseur officiel devint une veritable charge a la cour des Valois. Les bouffons etaient, en general, des nains contrefaits que l’on affublait d’une livree bizarre et que les rois ou les princes entretenaient aupres d’eux pour s’amuser de leurs faceties.
Triboulet, qui vecut sous Louis XII et Francois, I, est un de nos bouffons les plus celebres. Son esprit, fertile en saillies, ne menageait personne; mais ses bons mots etaient si plaisants que, d’ordinaire, le rire qu’ils provoquaient disposait a l’indulgence. Cependant il rencontra parfois sur son chemin des gens qui accueillirent mal ses plaisanteries. Un jour meme, certain seigneur se facha si fort contre Triboulet qu’il le menaca de lui passer son epee a travers le corps. Le pauvre bouffon, tout effraye, vint se plaindre au roi du mauvais traitement dont on le menacait. “Que ton ennemi, s’ecria Francois I, ne s’avise[1] pas de commettre une si sotte action, car je le fais pendre un quart d’heure apres.–Merci, prince, repondit le bouffon; je n’attendais pas moins de votre generosite. Mais voulez-vous mettre le comble a votre bonte?–Que dois-je donc t’accorder encore?–Faites-le pendre un quart d’heure avant.”–CLAUDE AUGE.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Comment les rois se faisaient-ils divertir autrefois?–L’emploi de bouffon etait-il important au moyen age?–Qui est-ce qui servait, le plus souvent, d’amuseur officiel?–Comment etait-il habille?–A quelle epoque Triboulet a-t-il vecu?–S’amusait-on de ses plaisanteries?–Est-ce qu’il a fait prendre la mouche a ses victimes quelquefois?–De quai l’a-t-on menace une fois?–Chez qui a-t-il couru?–Celui-ci qu’a-t-il promis de faire?–Qu’est-ce que Triboulet a demande encore?
Soyez pret a donner une definition des mots les plus difficiles.
146. LE PAYSAN ET LE PRINCE
Il etait une fois un prince puissant et opulent qui pour agrandir le parc de son chateau, depouilla un pauvre paysan du seul morceau de terre qu’il possedait. Un jour, comme il se promenait, triste et preoccupe, dans le champ qu’il avait vole, il vit le paysan qui s’approchait de lui, tenant a la main un sac vide. “Je viens vous parler, prince, dit-il, les larmes aux yeux, de vouloir bien accorder une grace a celui que vous avez vole; souffrez qu’il emporte[1] de son patrimoine seulement autant de terre que se sac peut contenir.–Je ne puis vous refuser l’objet de cette sotte demande,” repondit l’usurpateur.
Le paysan remplit alors de terre son sac: “J’ai encore une grace a vous demander, dit-il ensuite a son fief interlocuteur, c’est de m’aider a charger ce sac sur mon epaule.” Le prince y consentit, bien qu’impatiente et pret a entrer en colere; mais lorsqu’il voulut soulever le sac plein, il s’ecria: “Je suis fou de vouloir soulever ce sac, il est trop lourd; homme singulier, emportez-le comme vous pourrez.” Alors le paysan, se redressant devant le prince, lui dit: “Un seul sac de cette terre est deja trop lourd pour vous, et vous ne craignez pas de charger votre conscience de tout le poids de ce champ!”
Frappe de ces paroles, le prince comprit l’injustice de l’action qu’il avait commise et il restitua aussitot au paysan le champ qu’il lui avait pris.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Ecrivez en 300 mots cette histoire.
GRAMMAR REVIEW.–LESSON XXII
Impersonal verbs.–Use of _falloir_.–Present participles. Relative clause used for active infinitive or present participle.–Review also weather and time expressions.
EXAMPLES
Il faut travailler pour reussir. One must work to succeed. Il me faudra partir demain. I shall have to go to-morrow. Il faut que l’enfant revienne. The child must come back. Il lui faut un chapeau neuf. He needs a new hat. Une femme charmante.–Une A charming woman.–A woman femme chantant la Marseillaise. singing the Marseillaise. Je l’ai vu qui travaillait. I saw him work (working). Il a cesse _de chanter._ He has stopped _singing_. Il vaut mieux rester, il va It is better to stay, it is pleuvoir. going to rain.
Il est deux heures. It is two o’clock. Il fait beau temps. The weather is fine.
A. 1. One must amuse oneself. 2. By [1] telling his stories, the story-teller keeps[2] himself from forgetting[3] them. 3. I have to have (I need) a book. 4. It is a question[4] of getting-revenge[3955 and there remains only[6] one way. 5. It seems[7] to me that it would be better to avenge yourself by[1] throwing him out of the window. 6. I see the king coming.[8] 7. It is half past seven; there still remains a quarter of an hour for[9] me to work. 8. He was walking in the park, because it was fine weather. 9. It happened[10] that he came to consult me. 10. It is an important matter. 11. Never mind,[11] it is better to wait. 12. We must not strike out the two remaining words. 13. What time is it? Must we be going? 14. It is fitting[12] that she remain[13] here. 15. She must amuse the children by telling them amusing stories. 16. Triboulet knows that his life is at stake.[14] 17. He is sure of dying.[3] 18. Far from amusing[3] me, he angered me. 19. Wishing to buy a hat, he entered the hatter’s. 20. The following week it rained. 21. After filling[15] the sack, he started[16] to lift it. 22. Let[17] them[18] not have[19] him hanged.[20] 23. Do not suffer the peasant to approach[21] me.
[Footnotes 1: en. 2: empecher. 3: _not present participle._ 4: s’agir. 5: se venger 6: ne … que. 7: sembler. 8: _relative clause._ 9: _omit._ 10: arriver. 11: n’importe. 12: convenir. 13: _subjunctive, why?_ 14: il y va de sa vie. 15: _perfect infinitive._ 16: vouloir. 17: que. 18: on. 19: faire; _subjunctive, why?_ 20: _infinitive._ 21: s’approcher de; _subjunctive, why?_]
B. Word Study. Use in sentences: personne, personnage, perte, perdre, perir, peril, pitie, piteux, plaindre, plainte, pleurer, pleuvoir, poison, poisson, port, porte, pouvoir, pourvoir, propos, propre, repas, repasser, rester, reposer, sanglant, sanglot.
147. LA TETE SUR LES EPAULES
Quand Robespierre fut guillotine, un officier gascon de l’armee francaise exprima ainsi l’effroi que lui avait inspire ce tyran: “Toutes les fois que j’entendais proferer le nom de Robespierre, je portais la main a ma tete pour m’assurer qu’elle etait encore sur mes epaules.” Ce que c’est que d’avoir l’humeur gasconne!
Dans quelle epoque Robespierre a-t-il joue un role preponderant?–Comment est-il mort?–L’officier gascon a-t-il ete un temoin oculaire de sa mort?–Quel sentiment a-t–il concu du grand homme?
148. L’IMITATION DU TONNERRE
Un voyageur racontait avec un air de verite des histoires si incroyables qu’un de ses auditeurs, vexe de son impertinence, lui dit: “Mais, monsieur, tout cela est peu de chose quand je puis vous assurer que le celebre organiste Vogler imita une fois le tonnerre d’une maniere si parfaite, qu’il fit cailler le lait a trois lieues a la ronde.”
De quoi le voyageur parlait-il?–Ses histoires avaient-elles l’air d’etre des contes en l’air?–S’est-on lasse de l’entendre en conter?–Comment s’est-on joue de lui?–Jusqu’ou allait le talent de Vogler?
149. LE PRE PAVE
Un homme de la campagne se plaignait a un homme de la ville que les taupes ravageaient son pre: “Parbleu! vous etes bien bon, repond le citadin, faites-le paver.”
Avec qui le campagnard s’entretenait-il?–A quel sujet a-t-il temoigne de l’inquietude?–Comment les taupes sont-elles nuisibles?–Les citadins sont-ils generalement tres ferres sur les choses de la campagne?–Celui dont il est question faisait-il exception a la regle generale?
150. LE FAT DEBOUTE
Un paysan, charge de fagots, criait en passant dans une rue: “Gare! gare!” afin de ne heurter personne. Un fanfaron croyant qu’il etait au-dessous de lui de se deranger, se laissa accrocher, et son habit fut dechire. Il s’emporte alors contre le paysan, et le traduit devant le juge de paix pour lui faire payer son habit. Le paysan, etant interroge, ne repond rien. “Etes-vous muet, mon ami? lui dit le magistrat.–Non, interrompit le plaignant, il fait le muet maintenant, parce qu’il ne peut pas se defendre; mais quand je l’ai rencontre ce matin, il criait si fort “Gare! gare!” qu’on aurait pu l’entendre a une lieue.–Et pourquoi donc, lui dit le juge de paix, ne vous etes-vous pas gare?” Il va sans dire que le fat fut deboute de sa demande.
De quai ce paysan etait-il charge?–Qu’est-ce qu’il criait?–Qu’est-il arrive a un fanfaron?–Qu’est-ce qu’il a fait au paysan?–Quelle a ete la conduite de celui-ci?–Le magistrat que lui a-t-il demande?–Qu’est-ce que le plaignant a dit ensuite?–Est-ce qu’il s’est trahi par cette declaration?
Racontez en 150 mots cette histoire.
151. PROBITE D’UN PAYSAN
Dans une campagne que nos troupes firent en Flandre, un capitaine de cavalerie recut l’ordre d’aller au fourrage avec sa compagnie. Il apercoit de loin une cabane, il y dirige ses pas et frappe a la porte. Un vieillard se presente. “Brave homme, dit le capitaine, montrez-moi, je vous prie, un champ ou je puisse[1] faire fourrager mes cavaliers.–Volontiers,” repond le vieillard. Aussitot le bonhomme se met en tete du detachement et remonte avec lui le vallon. Apres un quart d’heure de marche, ils rencontrent un beau champ d’orge. “Voila ce qu’il nous faut, dit le capitaine.–Attendez un peu, reprend le paysan, et vous serez content.” On continue de marcher, et un quart de lieue plus loin on trouve un nouveau champ d’orge ou le paysan invite les cavaliers a descendre. La troupe met pied a terre, coupe le grain, le met en trousse, et remonte a cheval. L’officier dit alors a son guide: “Mon brave homme, vous nous avez fait faire une course inutile: le premier champ valait bien celui-ci.–Cela est vrai, repliqua le vieillard, mais il n’est pas a moi.”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Dans quel pays les troupes se trouvaient-elles?–Quel ordre le capitaine a-t-il recu?–Ou s’est-il dirige?–Qui lui a ouvert, quand il a frappe?–Le bonhomme voulait-il bien montrer au capitaine ce qu’il cherchait?–Ou est-on alle ensuite?–Pourquoi le paysan est-il alle si loin?
Ecrivez cette histoire.
152. LE QUART D’HEURE DE RABELAIS
Rabelais, a ce qu’on raconte, se trouva un jour a Lyon sans argent pour payer son hote, et en meme temps il se voyait dans l’impossibilite de continuer son voyage jusqu’a Paris. L’ingenieux auteur eut alors recours au stratageme suivant: il fit ecrire, par un enfant, des etiquettes qu’il colla sur de petits sachets; elles portaient les mots: poison pour le roi, poison pour la reine, poison pour le dauphin. L’enfant effraye prevint l’aubergiste et celui-ci, pris d’un beau zele, fit aussitot arreter notre homme. Rabelais fut conduit a Paris sous bonne escorte…, et aux frais de l’Etat. Arrive dans la capitale, il demanda qu’on le menat[1] immediatement devant le roi. Francois I, en reconnaissant le pretendu criminel qu’on lui presentait, devina qu’il s’agissait de quelque beau tour. Il se fit conter les faits et en rit beaucoup avec le heros de l’aventure. C’est dans cette anecdote qu’il faudrait, d’apres certains auteurs, voir l’origine d’une expression bien connue: nous voulons parler du “quart d’heure de Rabelais.” On appelle ainsi le moment quelquefois embarrassant ou il faut delier les cordons de la bourse, et, par extension, tout moment facheux et desagreable.–CLAUDE AUGE.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Ou se trouvait Rabelais?–Pourquoi ne pouvait-il continuer son voyage a Paris?–De quel stratageme a-t-il use pour y arriver?–Le garcon s’est-il effraye?–A qui a-t-il dit la chose?–Que devint Rabelais?–Qu’est-ce qu’il a demande une fois arrive a Paris?–Le roi l’a-t-il reconnu?–Le roi a-t-il pris la chose en bonne ou en mauvaise part?–Fait-on quelquefois allusion a cet incident?–Quelle expression s’emploie en parlant d’une situation embarrassante?
Donnez une definition des mots les plus difficiles.
A quelle epoque Rabelais a-t-il vecu?
153. LA MONTRE DE NEWTON
On s’amuse souvent et avec raison des distractions des professeurs. Plus on concentre ses facultes sur des questions philosophiques, et moins on s’apercoit de ce qui se passe dans la vie materielle. Voici une anecdote a l’appui de cette these:
Newton, illustre penseur anglais, etait un jour absorbe dans ses profondes meditations philosophiques, lorsque sa domestique entra dans son cabinet de travail; elle apportait une casserole et un oeuf frais qu’elle voulait faire cuire en presence du maitre, pour qu’il fut[1] a point; c’etait le dejeuner habituel du savant. Newton, qui voulait etre seul, lui dit de s’en aller, qu’il ferait cuire l’oeuf lui-meme. La domestique mit l’oeuf sur la table, a cote de la montre du philosophe, en faisant a ce dernier la recommandation de ne le laisser que trois minutes dans l’eau bouillante, puis se retira. Quel ne fut pas son etonnement, lorsqu’elle revint une demi-heure apres pour desservir, de trouver son maitre devant la cheminee regardant attentivement l’oeuf qu’il tenait a la main pendant que la montre bouillait dans la casserole.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quels sont, dans cette anecdote, les mots les plus usuels? Les plus difficiles?
GRAMMAR REVIEW.–LESSON XXIII
The causative construction.–Active infinitive with _faire, laisser, entendre_, and _voir_.
EXAMPLES
Je fais etudier mon fils. I make my son study. Je fais etudier ses lecons a I make my son study his lessons. (_or_ par) mon fils.
Je le fais etudier. I make him study. Je les lui fais etudier. I make him study them. Elle va se faire faire une robe. She is going to have a dress made. Je l’entends chanter /I hear him sing. \I hear it sung.
Je me laisse amuser. I allow myself to be amused. Il se laisse tomber. He lets himself drop. Je les vois venir. I see them coming. Je l’ai vu battre. I saw him beaten.
A. 1. Did you hear him tell that story? 2. Yes, but I had heard it told so often that I didn’t laugh at [1] it this time. 3. Thunder makes milk sour. 4. They[2] are going to have this street paved. 5. Don’t let your coat get[3] torn.[4] 6. I saw this man struck. 7. I am going to make him pay for[3] it. 8. He had himself led before the king. 9. The king will have the story told to him(self). 10. Rabelais made the boy write. 11. He made him write some labels. 12. If the king heard this talked of, he would have me arrested. 13. Do you know how[3] to cook eggs? 14. He gets absorbed in (lets himself be absorbed by) his work. 15. I am going to have a coat made for[3] me. 16. I am going to have it made by the tailor.[5] 17. He will charge[6] me 200 francs for[3] it. 18. Unless[7] it is[8] bad weather to-morrow, I shall go walking. 19. The innkeeper asks that he be informed[9] when the king arrives. 20. The servant withdraws, so her master may be[9] alone.
[Footnotes 1: _of it_. 2: on. 3: _omit_. 4: _active infinitive_. 5: le tailleur. 6: faire payer. 7: a moins que. 8: _subjunctive of_ faire, _introduced_ by ne. 9: _subjunctive, why?_ 10: _tense?_]
B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for expressions in italics:
154. LES DUELLISTES
Le roi de Suede Gustave-Adolphe _considerait_ les _combats singuliers_ comme l’_aneantissement_ de la discipline. Dans le _dessein_ de _detruire_ cette _coutume barbare_, il avait prononce la peine _capitale_ contre tous ceux qui _iraient sur le terrain_. Quelque temps apres que cette _volonte royale_ eut ete _portee_, deux officiers qui avaient eu quelques _contestations_ ensemble demanderent au _roi_ l’_autorisation_ de vider leur _querelle_ l’_epee_ a la main. Gustave fut d’abord _indigne_ de la _proposition_; il y _adhera cependant_; mais il ajouta qu’il _voulait etre temoin du_ combat, dont il _indiqua_ l’heure et le lieu.
Le jour _venu_, il s’y rend avec un corps d’infanterie qui _entoure_ les deux _champions_; puis il appelle _l’executeur des hautes-oeuvres_, et lui dit: “Ces deux hommes vont se battre; des qu’il y en aura un de tue, coupe _devant moi_ la tete a l’autre.” A ces _paroles_, les deux officiers _resterent_ quelque temps _interdits_; mais bientot, _reconnaissant_ la faute qu’ils avaient _commise_, ils se _jeterent_ aux pieds du _monarque_, en _sollicitant_ son pardon, et en se _jurant_ l’un a l’autre une eternelle amitie.
155. MAUVAISE QUALIFICATION
Un bon jeune homme s’est presente a un commercant dans l’espoir d’obtenir une place chez lui. On avait justement besoin d’un commis. “Quelles sont vos qualifications pour l’emploi vacant? demanda l’homme d’affaires.–Je suis dans le commerce depuis cinq ans, et je m’occupe toujours de mon affaire, repondit le jeune homme, qui comptait ainsi faire une bonne impression.–En ce cas, nous ne pouvons nous entendre, repliqua l’autre. J’ai besoin de commis qui s’occupent[1] toujours de la mienne.”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
A qui le jeune homme s’est-il adresse?–Dans quel but?–Y avait-il une place vacante?–Le candidat possedait-il de bonnes qualifications?–Depuis quand etait-il dans le commerce?–A-t-il reussi a obtenir la place?–Pourquoi?
Faites ce recit de memoire.
156. PRIS SUR LE VIF
Un jeune homme avait fait faire sa photographie; le photographe attendait depuis longtemps qu’on vint[1] la lui payer. Un jour le pere du jeune homme l’accosta sur la rue. “C’est une excellente photographie que vous avez faite de mon fils, dit le pere enchante, je vous en fais mes compliments. Vous a-t-il paye?–Pas encore, monsieur.–Je vous le disais bien, s’ecria le pere, de plus en plus charme, c’est tout lui!”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
157. LA RUSE DU SACRISTAIN
Le cure d’une eglise de village apercut un jour le sacristain prendre une piece d’un franc dans l’assiette de la collecte et la mettre tranquillement dans sa poche. Le service fini, il va droit a lui et severement l’accuse de vol. “Tranquillisez-vous, monsieur le cure, dit le sacristain, voila plusieurs annees que cette piece rend de bons services a l’eglise. Je la mets le premier dans l’assiette, de sorte que les messieurs et les dames, voyant un pauvre homme comme moi donner tant d’argent a la fois, aient[1] honte d’en mettre moins.”
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Qu’est-ce que le cure a vu faire au sacristain?–Quelle conclusion a-t-il tiree de cette action?–Quel parti a-t-il pris?–Le sacristain s’est-il disculpe?–Comment avait-il l’habitude de donner l’exemple aux paroissiens?
Ecrivez en 100 mots cette anecdote.
158. INGENIOSITE D’UN CADI
Un marchand chretien avait confie un certain nombre de balles de soie a un chamelier turc. Ce dernier devait les conduire d’Alep a Constantinople et leur proprietaire devait les escorter. Mais a peine celui-ci se fut-il mis en route que la fievre le prit et l’obligea a s’arreter. Comme au bout d’un certain temps il n’etait pas encore arrive a Constantinople, le conducteur de caravanes forma bientot un projet malhonnete; il vendit les soies et abandonna l’humble metier de chamelier. Cependant un habile medecin guerit miraculeusement le marchand chretien.
Longtemps notre homme chercha en vain l’ancien chamelier. Enfin il le decouvrit et lui reclama les balles de soie. Mais le malhonnete musulman nia le depot; il pretendit meme que personne ne l’avait jamais connu comme chamelier. Aussi les contestants porterent-ils l’affaire devant le cadi. Malheureusement, faute de preuves, ce magistrat ne put prendre aucune decision. Mais cet homme habile avait concu une idee ingenieuse. A peine les plaideurs avaient-ils pris le chemin de la rue: “Chamelier, chamelier; un mot!” cria le cadi. Le Turc, oubliant qu’il avait abjure cette profession, tourna aussitot la tete. A peine eut-il ainsi trahi son identite que le cadi le rappela et le condamna a rembourser au chretien le prix des balles de soie. On lui appliqua, en outre, pour sa friponnerie, une vigoureuse bastonnade.
Soyez pret a donner une definition en francais des adjectifs et des adverbes.
159. UN JUGEMENT EQUITABLE
Un emigre francais, se voyant oblige de passer l’hiver dans un village de Westphalie, voulut acheter du bois, dont il avait grand besoin. Il en voit passer sur une charrette, et il le marchande. Le voiturier, s’apercevant qu’il a affaire a un etranger, lui demande trois louis de ce qui vaut tout au plus huit francs. Le marche conclu, le voiturier se rend au cabaret pour y dejeuner, et se vante d’avoir trompe l’etranger, disant que son bois etait a lui et qu’il avait le droit de le vendre le prix qu’il voulait, sans que personne y trouvat[1] a redire. Le dejeuner fini, le voiturier demande ce qu’il doit. “Trois louis, repond l’aubergiste.–Comment! trois louis un si maigre repas?–Oui, c’est mon bien; je suis libre d’en demander le prix que je veux. Si vous n’etes pas content, allons chez le bourgmestre.” Cette proposition est acceptee. Ils exposent leur cause devant le magistrat. Celui-ci, rendant son jugement sur les reclamations du voiturier, prononca en faveur de l’aubergiste. Il se fit remettre les trois louis, donna huit francs au voiturier pour prix de son bois, obligea celui-ci a payer deux francs a l’aubergiste, et il confia le reste a ce dernier qui courut le porter au Francais.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Ecrivez cette histoire.
160. LES LANGUES D’ESOPE
Esope, esclave du philosophe grec Xanthus, recut un jour de son maitre, qui avait invite plusieurs amis a diner, l’ordre d’acheter au marche ce qu’il y aurait de meilleur, et rien autre chose. “Je t’apprendrai, dit en lui-meme le Phrygien, a specifier ce que tu souhaites, sans t’en remettre a la discretion d’un esclave.” Il n’acheta donc que des langues, qu’il fit accommoder a toutes les sauces: l’entree, le second service, l’entremets, tout ne fut que langues. Les convies louerent d’abord le choix d’Esope; a la fin ils s’en degouterent. “Ne t’avais-je pas ordonne, dit Xanthus, d’acheter ce qu’il y avait de meilleur?–He! qu’y a-t-il de meilleur que la langue? repondit Esope. C’est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l’organe de la verite et de la raison; par elle, on batit des villes et on les police; on instruit, on persuade, on regne dans les assemblees; on s’acquitte du premier de tous les devoirs, qui est de louer les dieux.–Eh bien! reprit Xanthus, qui pretendait l’embarrasser, achete-moi demain ce qu’il y a de pire: ces memes personnes viendront chez moi, et je veux diversifier.”
Le lendemain, Esope ne fit encore servir que des langues, disant que la langue est la pire chose qui soit[1] au monde: “C’est la mere de tous les debats, la nourrice de tolls les proces, la source des divisions et des guerres. Si elle est l’organe de la verite, elle est aussi celle de l’erreur, et, qui pis est, de la calomnie. Par elle, on detruit les villes: si, d’un cote, elle loue les dieux, de l’autre, elle est l’organe du blaspheme et de l’impiete.”
Les langues d’Esope sont restees celebres pour designer ce qui, pouvant etre envisage sous deux aspects opposes, donne prise egalement a la louange et a la critique.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quelle est la morale de cette anecdote?
GRAMMAR REVIEW.–LESSON XXIV
Tenses used with _depuis, voici (voila)… que, il y a… que; pendant_.–Future with _quand, lorsque, aussitot que, des que_.–Inverted order after expressions such as _a peine, aussi_, etc., and after direct quotations.
EXAMPLES
Il est ici depuis un mois. He has been here for a month. Il a parle pendant une heure. He talked for an hour (but has stopped).
Voici une heure que je vous I have been waiting for you an attends. hour.
Elle travaillait depuis une heure. She had been working for an hour. Aussitot qu’il arrivera, je le As soon as he comes, I’ll tell him. lui dirai.
A peine mon frere fut-il parti… Hardly had my brother gone…
A. 1. He has been in business for two years. 2. How long[1] had you been waiting for me? 3. It was more than a year that he had been busy[2] with that affair. 4. It has been a long time that he has been here. 5. He could hardly finish the service. 6. The curate saw him take the money, therefore he went straight to him and accused him of theft. 7. “You have stolen,” he said to him. 8. As soon as[3] I have finished, I shall go and speak to him. 9. I shall stop in Paris for two weeks. 10. I had been there a long time, when he arrived. 11. As soon as[4] I arrive, I shall tell him to start on his way. 12. At the end of a certain time, they gave up the project. 13. In vain did he look for the merchant. 14. Perhaps he will do that for me. 15. Scarcely had he entered, when he saw the lady that he had been looking for[5] so[6] long. 16. When he pays me, I will tell you (it). 17. How long has he owed you the money? 18. I am looking for a man who knows[7] the road to Constantinople. 19. I stopped so[8] he could[7] talk to me. 20. The merchant fell ill, so[8] he could[9] not go to Constantinople. 21. I am going to pass the winter there, without[10] anybody’s[11] knowing[7] it. 22. War is the worst thing that can[7] happen.
[Footnotes 1: Depuis quand. 2: s’occuper. 3: aussitot que. 4: des que. 5: chercher. 6: si. 7: _subjunctive, why?_ 8: de sorte que. 9: _indicative, why?_ 10: sans que. 11: personne.]
B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for expressions in italics:
161. LE REGULUS FRANCAIS
Tout le monde _sait_ l’histoire de Regulus, ce Romain qui, _pris_ par les Carthaginois, et envoye a Rome, sur sa parole, pour _proposer_ un echange de captifs, _dissuada heroiquement_ le Senat d’accepter les _offres_ faites, et _revint_ a Carthage ou l’attendaient d’_horribles_ supplices. _En revanche, beaucoup_ de Francais _ignorent certainement_ qu’un de leurs compatriotes montra autant de _courage_ et de grandeur d’ame que Regulus.
En 1665, un officier de Saint-Malo, _nomme_ Pierre Porcon de la Barbinais, commandant une fregate de trente-six canons, faisait _bravement_ la chasse aux Barbaresques qui _infestaient_ alors la Mediterranee. Il n’_eut_ d’abord que des _succes_. Mais bientot, _attaque_ par des forces de beaucoup superieures aux siennes, il _tomba entre les mains_ du dey d’Alger. Celui-ci l’envoya _demander_ la paix a Louis XIV, apres lui avoir fait _jurer_ de _revenir_ si ses negociations _echouaient_. Porcon partit, mais il ne fit qu’_a contre-coeur_ au roi les _propositions_ du dey, et il les aurait vues a regret _acceptees_. Elles furent _repoussees_. Aussitot le brave marin partit pour Saint-Malo, y mit ordre a ses affaires; malgre les _supplications_ des _siens_, il repartit pour Alger ou il fut decapite en arrivant.–CLAUDE AUGE.
ABREVIATIONS
_adj._, adjectif.
_adv._, adverbe.
_art._, article.
_av. J.-C._, avant Jesus-Christ.
_c._, centimes.
_conj._, conjonction.
_dem._, demonstratif.
_E._, Est.
_etc._, et caetera.
_ex._, exemple.
_f._, feminin.
_fam._, familier.
_fig._, figurement.
_fr._, francs.
_indef._, indefini.
_interj._, interjection.
_invar._, invariable.
_kil._, kilometres.
_loc. conj._, locution conjonctive. _m._, masculin.
_N._, Nord.
_N._ ou _n._, nom.
_num._, numeral.
_0._, Ouest.
_ord._, ordinal.
_pers._, personnel.
_pl._, pluriel.
_pop._, populaire.
_poss._, possessif.
_prep._, preposition.
_pr._, pronom.
_rel._, relatif.
_S._, Sud.
_sing._, singulier.
_subj._, subjonctif.
_V._, voir.
VOCABULAIRE
A
A, _prep._, exprime un rapport de tendance, de situation _ou_ de provenance.
ABAISSER, faire descendre.
ABANDONNER, quitter, renoncer a. S’–, se livrer. ABCES, _m._, amas de pus dans une cavite accidentelle _ou_ naturelle du corps.
ABJURER, renoncer.
ABOLIR, supprimer, annuler.
ABONDANT, E, qui abonde.
ABONDER, etre, avoir _ou_ produire en abondance. ABORD, _m._, action d’aborder. D’–, des le premier instant. ABORDER, approcher, accoster.
ABREGER, rendre plus court.
ABSENCE, _f._, eloignement; defaut de presence. ABSOLON, fils de David, revolte contre son pere. ABSOLUMENT, sans restriction.
ABSORBER, s’imbiber de; occuper fortement. S’–, se plonger, s’abimer.
ABSTINENCE, _f._, action de s’abstenir; diete, jeune. ABUSER, tromper; user mal.
ACADEMIE, _f._, societe de gens de letters, de savants _ou_ d’artistes.
ACCEPTER, agreer ce qui est offert. ACCES, _m._, abord; entree; attaque d’un mal. ACCLAMATION, _f._, cri de joie, d’admiration, d’enthousiasme d’une assemblee, d’une multitude.
ACCLAMER, saltier par des acclamations. ACCOMMODER, rendre commode; appreter a manger. ACCOMPLIR, achever, remplir, realiser, executer. ACCORD, _m._, harmonie, conformite de sentiments; bonne intelligence. ACCORDER, donner.
ACCOSTER, aborder quelqu’un pour lui parler. ACCOUDER, appuyer sur le coude.
ACCROCHER, suspendre.
ACCUEIL, _m._, reception.
ACCUEILLIR, recevoir, agreer.
ACCUSATION, _f._, imputation; reproche. ACCUSE, E, personne a qui on impute une information penale. ACHALANDER, attirer des clients.
ACHAT, _m._, action d’acheter.
ACHETER, acquerir a prix d’argent.
ACHEVER, terminer, consommer.
ACQUERIR, devenir possesseur, par achat, par le travail, _etc._ ACQUITTER, declarer non coupable.
ACTEUR, _m._, ACTRICE, _f._, qui joue un role dans un evenement; artiste qui joue au theatre.
ACTION, _f._, manifestation d’une energie; occupation; mouvement; part dans une entreprise financiere.
ACTIONNAIRE, _n._, qui possede une _ou_ plusieurs actions dans une entreprise financiere _ou_ commerciale. ACTIUM, promontoire de Grece, celebre par la victoire navale d’Octave et d’Agrippa sur Antoine et Cleopatre en 31 av. J.-C. ADHERER, tenir fortement.
ADJUGER, attribuer en justice a l’une des parties une propriete contestee.
ADMETTRE, reconnaitre comme vrai.
ADMIRABLEMENT, d’une maniere admirable, parfaite, etonnante. ADMIRATEUR, TRICE, qui admire.
ADMIRATION, _f._, action d’admirer; sentiment qu’eprouve l’ame quand on est frappe par les caracteres du bien. ADMIRER, considerer avec un etonnement mele de plaisir; trouver etrange.
ADOPTER, prendre; embrasser; admettre; approuver. ADORATEUR, TRICE, qui adore.
ADORER, aimer avec passion; rendre a Dieu le culte qui lui est du. ADOSSER, appuyer contre.
ADRESSE, _f._, endroit ou quelqu’un demeure; dexterite, finesse. ADRESSER, envoyer directement. S’– A QUELQU’UN, lui adresser la parole.
ADROIT, E, qui a de l’adresse.
ADVENIR, arriver par accident.
ADVERSAIRE, _m._, competiteur, concurrent, rival, ennemi. AFFAIRE, _f._, tout ce qui est l’objet d’une occupation. MON –, ce que je cherche. HOMME D’–S, qui fait le commerce. AVOIR — A QUELQU’UN, avoir besoin de lui parler. SE TIRER D’–, sortir d’un mauvais pas.
AFFICHE, _f._, avis placarde dans un lieu public. AFFIRMER, assurer, soutenir qu’une chose est vraie. AFFLIGER, causer de l’affliction, desoler. AFFRONT, _m._, insulte, outrage fait publiquement. AFFUBLER, habiller d’une maniere bizarre. AFIN, _conj. ou prep._, qui marque l’intention. AGE, _m._, temps ecoule depuis la naissance. AGE, E, qui a tel age; vieux.
AGENT, _m._, celui qui fait les affaires d’autrui. AGIR, produire effet; faire. IL S’–, il est question. AGITER, ebranler, secouer.
AGNEAU, X, _m._, petit de la brebis. AGRANDIR, rendre plus grand.
AGREABLE, qui plait.
AGREER, recevoir bien, approuver.
AIDE, _f._, secours, assistance.
AIDER, seconder, assister.
AIGU, UE, termine en pointe; percant. AILLEURS, en un autre lieu. D’–, de plus, du reste. AIMABLE, digne d’etre aime; de nature a plaire. AIMABLEMENT, avec amabilite.
AIMANT, porte a l’amitie.
AIMER, avoir de l’amitie, de l’affection _ou_ du gout pour. AINE, E, plus age qu’un autre; ne le premier. AINSI, de cette facon; donc.
AIR, _m._, atmosphere. PRENDRE L’–, se promener. AIR, _m._, apparence. AVOIR L’– DE, sembler. AISE, _f._, contentement, etat agreable. A SON –, sans se gener, commodement.
AISE, E, facile; qui a quelque fortune. AISEMENT, facilement, avec aisance.
AJOUTER, joindre, augmenter.
ALENTOURS, _m. pl_., lieux circonvoisins, environs. ALEP, ville de Turquie d’Asie.
ALEXANDRE LE GRAND, roi de Macedoine, ne en 356 av. J.-C. Il fut un grand conquerant.
ALGER, capitale de l’Algerie.
ALLEMAND, E, de l’Allemagne (_Etat de l’Europe centrale, capitale Berlin_).
ALLER, se transporter, se mouvoir; marcher; convenir. S’EN –, se retirer.
ALLUSION, _f._, mot, phrase qui fait penser a une personne _ou_ une chose sans qu’on en parle.
ALORS, en ce temps-la, en ce cas-la. ALPHONSE V, roi d’Aragon, de Naples et de Sicile (1416-1458). ALTERER, changer en mal, falsifier, refroidir. ALTERNATIVE, _f._, succession de choses qui reviennent tour a tour; choix.
ALTERNER, se succeder avec regularite. ALTESSE, _f._, titre d’honneur donne aux princes et aux princesses. AMABILITE, _f._, affabilite, douceur.
AMATEUR, _m._, qui a du gout, du penchant pour quelque chose. AMBASSADEUR, _m._, representant d’un Etat pres d’une puissance etrangere.
AMBITION, _f._, desir immodere de gloire, de fortune, _etc._ AMBULANT, E, qui va d’un lieu a un autre. AME, _f._, principe de la vie; qualites morales; conscience. AMENDE, _f._, peine pecuniaire.
AMENER, conduire en menant; occasionner. AMEREMENT, avec amertume, d’une facon irritante. AMERICAIN, E, d’Amerique.
AMERIQUE, _f._, l’une des cinq parties du monde, decouverte par Christophe Colomb en 1492.
AMI, E, avec qui on est lie d’une affection reciproque. AMIABLE, affectueux, gracieux. A L’–, amicalement. AMICAL, E, AUX, inspire par l’amitie.
AMICALEMENT, d’une maniere amicale. AMITIE, _f._, attachement mutuel.
AMORCE, _f._, appat, ce qui attire. AMOUR, _m._, sentiment par lequel le coeur se porte vers ce qui lui plait fortement.
AMOUREUSEMENT, avec amour.
AMOUREUX, EUSE, qui aime avec passion. AMOUR-PROPRE, _m._, sentiment qu’on a de sa propre valeur. AMPHITHEATRE, _m._, partie d’un theatre en face de la scene. AMUSER, divertir, recreer.
AMUSEUR, _m._, qui amuse.
AN, _m._, annee; douze mois. L’– 1919, en 1919. ANCETRE, _m._, de qui l’on descend.
ANCIEN, ENNE, antique, vieux; qui n’est plus en fonctions. ANDOUKOVITCH, nom propre (_de famille_). ANE, _m._, nom d’un animal domestique, plus petit que le cheval. ANEANTISSEMENT, _m._, destruction.
ANECDOTE, _f._, petit fait historique; historiette. ANECDOTIQUE, qui tient de l’anecdote.
ANGLAIS, E, d’Angleterre.
ANGLETERRE, _f._, partie sud de la Grande-Bretagne. ANGLO-HOLLANDAIS, E, qui se rapporte a l’Angleterre et a la Hollande. ANIMAL, AUX, _m._, etre doue de mouvement et de sensibilite. ANNEE, _f._, espace de douze mois.
ANNONCER, faire savoir, manifester; predire. ANTIQUE, tres ancien; de mode passee.
ANTOINE (MARC), neveu de Cesar, membre du deuxieme triumvirat (83-30 av. J.-C.)
ANTONYME, _m._, mot qui, par rapport a un autre, a le sens directement oppose.
APERCEVOIR, voir; voir subitement. S’– DE, remarquer. APLATIR, rendre plat; faire taire.
APLOMB, _m._, assurance.
APOSTEME, _m._, tumeur exterieure.
APOTRE, _m._, celui qui cherche a propager une doctrine. APPAREIL, _m._, ensemble d’organes.
APPARENCE, _f._, ce qui apparait au dehors; faux semblants; probabilite.
APPARTEMENT, _m._, logement compose de plusieurs pieces. APPARTENIR, etre la propriete de.
APPEL, _m._, action d’appeler.
APPELER, nommer pour faire venir.
APPETIT, _m._, inclination qui porte a desirer une chose pour la satisfaction des sens; desir de manger. APPLAUDIR, battre des mains en signe d’approbation; louer; approuver. APPLICATION, _f._, emploi, action d’appliquer. APPLIQUER, mettre, donner; faire servir. APPORTER, porter a quelqu’un.
APPRENDRE, saisir par l’esprit, etudier; informer. APPRETER, preparer, accommoder.
APPRIVOISER, rendre un animal moins farouche; rendre une personne plus sociable.
APPROCHER, mettre proche; devenir proche. APPROUVER, agreer une chose, y consentir; juger bon, louable. APPUI, _m._, soutien, support.
APPUYER, soutenir par le moyen d’un support. APRES, a la suite; a la suite de.
APRES-MIDI, _f._, partie du jour depuis midi jusqu’au soir. ARABIE, vaste peninsule a l’ouest de l’Asie meridionale. ARAGO, l’un des plus grands savants du XIXe siecle (1786-1853). ARAGON, contree au N.-E. de l’Espagne.
ARBRE, _m._, plante ligneuse (_qui fournit le bois_). ARCHIAS, tyran de Thebes.
ARDEUR, _f._, chaleur extreme; activite excessive. ARENE, _f._, espace sable, pour les jeux, les combats, _etc._ ARGENT, _m._, metal blanc; toute sorte de monnaie. ARISTOTE, celebre philosophe grec (384-322 av. J.-C.). ARME, _f._, instrument qui sert a attaquer _ou_ a defendre. ARMEE, _f._, ensemble des troupes regulieres d’un Etat. ARRACHER, detacher avec effort.
ARRANGER, mettre en ordre; terminer a l’amiable. ARRETER, faire rester en place; apprehender. ARRIERE, derriere. — -PENSEE, pensee cachee. ARRIVEE, _f._, action d’arriver.
ARRIVER, venir; se produire.
ARROSER, humecter par l’irrigation. ART, _m._, application des connaissances a la realisation d’une conception; adresse.
ARTICLE, _m._, tout objet de commerce; division. ARTICULER, deduire par articles; joindre; prononcer. ARTIFICIEL, ELLE, qui se fait par art.
ARTIFICIELLEMENT, d’une maniere artificielle. ASPECT, _m._, vue d’un objet; maniere dont il se presente a la vue. ASSAILLIR, attaquer vivement.
ASSASSINER, tuer de dessein premedite _ou_ avec trahison. ASSEMBLEE, _f._, reunion de personnes dans un meme lieu. ASSEOIR, mettre sur un siege.
ASSERVIR, dompter, reduire a la dependance. ASSEZ, suffisamment, tres.
ASSIETTE, _f._, piece de vaisselle plate. ASSISTER, etre present; aider.
ASSURANCE, _f._, confiance, securite. COMPAGNIE D’–S, societe qui s’engage a rembourser les pertes.
ASSURER, rendre sur, garantir, affirmer, mettre dans un etat de certitude.
ASTROLOGUE, _m._, qui s’adonne a l’astrologie. ASTRONOME, _m._, qui connait l’astrologie _ou_ s’en occupe. ATELIER, _m._, lieu ou travaillent des ouvriers, des artistes, _etc._
ATHENIEN, ENNE, habitant Athenes (_capitale de la Grece_). ATLAS, _m._, recueil de cartes geographiques. ATREE ET THYESTE, tragedie de Crebillon (1707) ou l’on remarque des traits d’une grande energie, mais dont l’atrocite des details revolte souvent.
ATTABLE, E, installe a table.
ATTACHER, appliquer.
ATTAQUE, _f._, action d’attaquer; agression; acces subit; atteinte. ATTAQUER, assaillir.
ATTEINDRE, parvenir a.
ATTENDRE, rester dans un lieu jusqu’a ce qu’arrive quelqu’un. S’– A, compter sur.
ATTENTION, _f._, application d’esprit. FAIRE — A, remarquer. ATTENTIVEMENT, avec attention.
ATTIRAIL, _m._, bagages superflus.
ATTIRER, tirer a soi.
ATTITUDE, _f._, position du corps; manifestation exterieure de ses intentions.
ATTRAPER, saisir, prendre.
ATTRIBUABLE, qui peut, qui doit etre attribue. ATTRIBUER, assigner; imputer.
AU, AUX, _art. contractes pour_ A LE, A LES. AUBERGE, _f._, espece d’hotel.
AUBERGISTE, _m._, qui tient auberge. AUCUN, E, pas de, pas un.
AUDACE, _f._, hardiesse excessive.
AUDACIEUX, EUSE, qui a de l’audace. AUDITEUR, TRICE, personne qui ecoute un discours. AUDITOIRE, _m._, reunion de ceux qui ecoutent une personne parlant en public.
AUGMENTER, accroitre; ajouter a.
AUGUSTE, empereur romain.
AUJOURD’HUI, ce jour-ci; a present. AUMONE, _f._, ce qu’on donne aux pauvres par charite. AUMONIER, _m._, pretre qui dit la messe. AUPARAVANT, d’abord.
AUPRES, proche, pres de.
AUQUEL, _se dit pour_ A LEQUEL.
AUSSI, pareillement; c’est pourquoi: — QUE, adv. de comparaison. AUSSITOT, au moment meme.
AUTANT, dans la meme proportion.
AUTEUR, _m._, ecrivain, qui fait un livre. — D’UN MAL, cause. AUTOGRAPHE, _m._, signature ecrite par la personne meme. AUTOMATIQUEMENT, d’une maniere automatique. AUTORISATION, _f._, action (_ou_ ecrit) par laquelle on accorde la faculte de faire une chose; permission. AUTORITE, _f._, puissance legitime.
AUTRE, different.
AUTREFOIS, anciennement, jadis.
AUTREMENT, d’une autre facon; sinon, sans quoi. AUTRICHIEN, ENNE, de l’Autriche (_pays au S.-E. de l’Allemagne_). AUTRUI, _pron. indef._, les autres.
AUVERGNE, ancienne province de France, au Midi. AUXILIAIRE, qui aide, porte secours.
AVALER, faire descendre par le gosier dans l’estomac. AVANCE, _f._, action d’avancer. D’–, par anticipation. AVANCE, E, mis en avant.
AVANCER, porter en avant, presenter. S’–, aller en avant. AVANT, _prep_., marque priorite de temps, d’ordre _ou_ de lieu. AVANTAGE, _m._, ce qui est profitable.
AVANTAGEUX, EUSE, qui produit des avantages. AVANT-BRAS, _m._, partie du bras depuis le coude jusqu’au poignet. AV. J.-C., avant Jesus-Christ.
AVANT-POSTE, _m._, poste le plus pres de l’ennemi. AVARE, qui a un amour excessif de l’argent pour l’accumuler. AVEC, en meme temps que, en compagnie de. AVENTURE, _f._, evenement fortuit, surprenant; entreprise hasardeuse. AVERTIR, informer, prevenir.
AVERTISSEMENT, _m._, avis, information; action d’avertir. AVEUGLE, celui qui ne peut rien voir; prive de la vue. AVIS, _m._, opinion, conseil.
AVISER, donner avis. S’– DE, trouver bon. AVOCAT, _m._, celui qui fait profession de plaider en justice. AVOIR, posseder; eprouver; tenir; obtenir; porter; remporter. AVOUER, confesser, confirmer.
B
BABYLONE, capitale de l’ancienne Chaldee, sur l’Euphrate. BABILLARD, E, qui parle beaucoup et inutilement. BAGATELLE, _f._, chose de peu de prix; chose frivole. BAIGNE, E: — DE SUEUR, couvert de sueur. BAIGNER, mettre dans un bain; mouiller.
BAILLEMENT, _m._, action de bailler. BAILLER, respirer en ouvrant convulsivement la bouche. BAILLI, _m._, officier qui rendait la justice au nom du roi. BAL, _m._, assemblee ou l’on danse.
BALAFRE, _f._, cicatrice qui reste d’une blessure au visage. BALBUTIER, articuler imparfaitement avec hesitation et difficulte. BALLE, _f._, gros paquet de marchandises; boule de plomb dont on charge certaines armes a feu.
BANLIEUE, _f._, territoire entourant une grande ville et qui en depend.
BANQUE, _f._, commerce qui consiste a avancer des fonds, _etc._ BANQUEROUTE, _f._, faillite d’un commercant. BANQUET, _m._, grand repas; festin solennel et somptueux. BAPTISER, conferer le bapteme a.
BARBARE, cruel, non-civilise, sauvage. BARBARESQUE, qui appartient aux peuples de la Barbarie. BARBE, _f._, poil du menton et des joues. FAIRE LA –, raser. BARBIER, _m._, coiffeur.
BARBINAIS, nom. propre.
BARBOUILLER, peindre grossierement. BARBU, E, qui a de la barbe.
BARRIERE, _f._, assemblage de pieces de bois fermant un passage. BARUCH, un des douze petits prophetes, disciple de Jeremie. BAS, BASSE, inferieur. TOUT –, pas tres haut. EN –, a l’etage inferieur.
BASER, appuyer, fonder.
BASTONNADE, _f._, volee de coups de baton. BAT, _m._, selle grossiere d’une bete de somme. BATAILLE, _f._, combat general entre deux armees. BATIMENT, _m._, construction en maconnerie; navire, bateau. BATIR, edifier, construire.
BATTRE, frapper, donner des coups, vaincre. SE –, combattre, lutter.
BAVARD, E, qui aime a parler.
BAYARD, nom d’un ambassadeur americain a Londres. BEAU, BEL, BELLE, BEAUX, qui plait a l’oeil _ou_ a l’esprit; grand. BEAUCOUP, en quantite considerable; une grande quantite. BEAUMARCHAIS (PIERRE-AUGUSTIN, CARON DE), ecrivain francais, auteur du “Barbier de Seville,” du “Mariage de Figaro,” _etc._, (1732-1799).
BEBE, _m._, tout petit enfant.
BECQUETER, donner des coups de bec. BEL, BELLE, _V._ BEAU.
BELGRADE, capitale de la Serbie.
BENEFICE, _m._, profit, avantage.
BENET, _m._, niais, sot.
BERNER, railler, toumer en ridicule. BERSOT, philosophe francais (1816-1880). BESOGNE, _f._, tache.
BESOIN, _m._, manque d’une chose necessaire. BESTIAUX, _m. pl._, animaux domestiques eleves en troupeaux. BETE, _f._, animal; _adj_., stupide.
BEVUE, _f._, meprise, erreur grossiere. BIBLE, _f._, recueil des saintes Ecritures. BIEN, conformement au devoir; fort; _N. M._, propriete; ce qui est agreable.
BIENFAISANT, E, qui fait du bien; salutaire; charitable. BIENFAIT, _m._, service, faveur.
BIENFAITEUR, TRICE, qui fait du bien. BIENTOT, sous peu.
BIJOU, X, _m._, joyau d’une matiere precieuse. BILLARD, _m._, nom d’un jeu.
BILLET, _m._, petite lettre; missive. — DE BANQUE, papier remplacant les monnaies.
BISAIEUL, _m._, pere de l’aieul.
BIZARRE, fantasque, extravagant, singulier. BLASPHEME, _m._, parole qui outrage la Divinite, la religion. BLESSANT, E, offensant; qui mortifie.
BLESSE, E, qui a recu une blessure. BLESSER, porter un coup qui fait plaie, fracture _ou_ contusion; faire du mal.
BLESSURE, _f._, lesion produite sur un etre vivant par un choc, une arme.
BOA, _m._, genre de serpent.
BOEUF, _m._, animal ruminant et a cornes. BOHEMIEN, ENNE, de la Boheme.
BOIRE, avaler un liquide.
BOIS, _m._, substance dure des arbres; lieu plante d’arbres. BOISSON, _f._, ce qu’on boit.
BOMBE, _f._, espece de projectile.
BON, BONNE, qui a de la bonte; avantageux, favorable; credule. BONDIR, faire des bonds; s’indigner.
BONHEUR, _m._, etat heureux.
BONHOMIE, _f._, bonte du coeur, simplicite, credulite. BONHOMME, _m._, homme simple, doux, credule. BONJOUR, _m._, salut du jour.
BONNE, _f._, servante (_bonne a tout faire_). BONTE, _f._, indulgence, qualite de ce qui est bon. BORD, _m._, rivage, cote; cote d’un navire. BORGNE, qui ne voit que d’un oeil.
BORNE, _f._, limite.
BORNER, limiter; mettre des bornes. BOSSU, E, qui a une bosse sur le dos.
BOTTE, _f._, assemblage de choses de meme nature liees ensemble. BOUCHE, _f._, cavite a la partie inferieure de la face. BOUCHEE, _f._, ce qu’on met de nourriture en une fois dans la bouche.
BOUCHER, _m._, qui tue les bestiaux et vend leur chair crue en detail.
BOUCHER, fermer une ouverture.
BOUE, _f._, poussiere des chemins detrempee d’eau. BOUFFON, _m._, personnage grotesque, qui amusait les rois de ses faceties.
BOUGER, se mouvoir, remuer.
BOUILLANT, E, qui bout; tres chaud. BOULANGER, _m._, qui fait et vend du pain. BOULET, _m._, sphere de fer dont on chargeait les canons. BOULEVARD, _m._, promenade; large rue plantee d’arbres. BOURBIER, _m._, lieu creux et plein de boue. BOURBON, famille princiere francaise.
BOURGEOIS, E, personne aisee qui habite la ville. BOURGMESTRE, _m._, premier magistrat, maire. BOURREAU, _m._, homme charge de mettre a execution les peines corporelles.
BOURSE, _f._, petit sac a argent.
BOUT, _m._, extremite. VENIR A — DE, reussir a, triompher de. BOUTIQUE, _f._, lieu de vente au detail. BRANCHE, _f._, division.
BRAS, _m._, membre du corps humain qui tient a l’epaule. BRAVE, courageux; bon.
BRAVEMENT, d’une maniere brave; courageusement. BRAVOURE, _f._, courage; intrepidite.
BRIGAND, _m._, celui qui exerce le brigandage, qui vole a main armee sur les grands chemins.
BRILLANT, E, eclatant, qui brille.
BRILLER, jeter une vive lumiere; avoir de l’eclat. BRISER, rompre, casser.
BROCHE, _f._, verge de fer pour faire rotir la viande. BRAYER, casser, ecraser.
BRUIT, _m._, assemblage de sons divers; nouvelle; renommee; renom. BRULER, consumer par le feu; dessecher.
BRUSQUEMENT, d’une maniere brusque, subite. BUFFET, _m._, table ou sont dresses des mets, des vins, des liqueurs, _etc._, pour une fete.
BUISSON, _m._, touffe d’arbrisseaux sauvages et rameux. BUREAU, _m._, table a tiroir pour ecrire; endroit ou s’expedient les affaires.
BUT, _m._, intention, fin qu’on se propose.
C
C’, _V._ CE.
CABANE, _f._, maisonnette, hutte.
CABARET, _m._, lieu ou l’on boit, ou l’on achete des liqueurs spiritueuses.
CABINET, _m._, petite chambre; bureau; etude. CABLE, _m._, grosse corde.
CACHER, soustraire aux regards; dissimuler. CACHETER, fermer, sceller avec un cachet. CADEAU, _m._, present, don.
CADET, ETTE, ne le second; le plus jeune. CADI, _m._, juge musulman.
CAFE, _m._, espece de boisson; lieu ou l’on boit le cafe, _etc._ CAILLER, coaguler.
CAILLOU, X, _m._, petite pierre.
CAISSE, _f._, coffre a argent.
CALCULER, faire une operation de calcul. CALME, tranquille.
CALOMNIE, _f._, fausse accusation qui blesse la reputation. CAMARADE, _m._, compagnon de travail, d’etude, _etc._ CAMP, _m._, lieu ou s’etablit une armee. CAMPAGNARD, E, qui habite la campagne.
CAMPAGNE, _f._, etendue de pays hors de la ville. CAMPER, vivre au camp; asseoir un camp; installer. CANDIDAT, _m._, qui veut un emploi, une fonction, _etc._ CANNE, f., baton pour s’appuyer en marchant. CANON, _m._, piece d’artillerie.
CANTATRICE, _f._, chanteuse professionnelle de talent. CANTIQUE, _m._, chant religieux.
CAPABLE, qui est en etat de faire une chose. CAPITAINE, _m._, chef d’une troupe.
CAPITAL, E: PEINE –E, peine de mort. CAPITAL, _m._, somme qui rapporte interet; biens qu’on possede. CAPITALE, _f._, ville principale.
CAPITULATION, _f._, traite pour la reddition d’une place. CAPTIF, IVE, prisonnier.
CAPTURE, _f._, action de capturer un homme, un navire, _etc._ CAR, _conj._, qui marque la raison, la preuve; parce que. CARACTERE, _m._, nature; figure dont on se sert dans l’ecriture; lettre.
CARAVANE, f., troupe de voyageurs reunis pour franchir un desert. CARDINAL, AUX, _m._, un des prelats qui forment le sacre college. CARNAVAL, _m._, temps destine aux divertissements. CARRIERE, _f._, cours de la vie.
CARROSSE, _m._, sorte de voiture.
CARTE, _f._, representation du globe _ou_ de l’une de ses parties; petit carton sur lequel on a fait imprimer son nom. CARTEL, _m._, provocation en duel.
CARTHAGE, ville de l’Afrique, fondee au VIIe siecle av. J.-C., par les Pheniciens.
CARTHAGINOIS, E, de Carthage.
CARTOGRAPHE, _m._, personne qui dresse des cartes de geographie. CARTON, _m._, carte grossiere, fabriquee avec des rognures de papier, _etc._
CAS, _m._, circonstance. EN TOUT –, quoi qu’il arrive. FAIRE — DE, estimer.
CASSEROLE, _f._, sorte de poelon de fer, de cuivre, _etc._, a fond plat et a manche court.
CAUSE, _f._, principe, motif; interet. EN CONNAISSANCE DE –, en sachant bien ce que l’on fait.
CAUSER, etre cause de; parler familierement. CAVALERIE, _f._, ensemble de troupes a cheval. CAVALIER, _m._, homme a cheval.
CE, _pr. dem. m. sing_., la chose _ou_ la personne dont on parle. CE, CET, CETTE, CES, _adj. dem._, marquant la personne _ou_ la chose qu’on designe.
CELA, _pr. dem._, cette chose-la.
CELEBRE, fameux, renomme.
CELUI, CENE, CEUX, CELLES, _pro dem._, servant a indiquer les personnes _ou_ les chases.
CENSE, considere comme.
CENTRE, _m._, milieu.
CEPENDANT, pendant ce temps-la; neanmoins, toutefois, pourtant. CEREMONIE, _f._, pompe, appareil; politesse, civilite genante. CERTAIN, E, indubitable, vrai, sur. UN –, quelque, un. CERTAINEMENT, assurement.
CERTITUDE, _f._, conviction, confiance. CESSER, discontinuer, prendre fin.
CHACUN, E, _pron. indef._, chaque personne; tout le monde. CHAISE, _f._, siege a dossier sans bras. CHALAND, _m._, acheteur.
CHAMBRE, _f._, piece d’une maison (_ou l’on couche_). CHAMEAU, _m._, genre de mammifere ruminant qui a deux bosses sur le dos.
CHAMP, _m._, etendue de terre labourable. CHAMPAGNE, _m._, vin blanc mousseux, tres estime, que l’on prepare en Champagne.
CHAMPION, _m._, defenseur. LES DEUX –S, les deux adversaires. CHANCE, _f._, resultat; bonheur; _pl._ probabilites. CHANCELER, vaciller sur ses pieds, _ou_ sa base. CHANDELLE, _f._, flambeau de suif.
CHANGEMENT, _m._, action de changer. CHANGER, remplacer une chose par une autre; convertir. CHANSON, _f._, piece de vers frivole _ou_ satirique que l’on chante. CHANT, _m._, suite de sons modules, emis par la voix; melodie. CHANTER, former avec la voix des sons varies. CHANTEUR, EUSE, qui chante souvent _ou_ fait metier de chanter. CHAPEAU, X, _m._, coiffure a bords, d’homme _ou_ de femme. CHAPELIER, _m._, qui fait _ou_ vend des chapeaux. CHAPELLE, _f._, petite eglise.
CHAPITRE, _m._, division d’un livre; matiere. CHAQUE, _adj. indef._, tout, toute. — FOIS, toutes les fois. CHARBON, _m._, produit qui resulte du bois brule a l’abri du contact de l’air.
CHARGE, _f._, faix, fardeau.
CHARGER, mettre une charge sur; donner un ordre, une commission. SE — DE, prendre le soin de.
CHARLATANISME, _m._, exploitation de la credulite publique. CHARLES-QUINT, roi d’Espagne, empereur d’ Allemagne en 1519. CHARMANT, E, agreable.
CHARMER, fasciner, plaire extremement. CHARRETIER, _m._, qui conduit une charrette. CHARRETTE, _f._, voiture de charge a deux roues. CHARRUE, _f._, machine a labourer la terre. CHASSE, _f._, action de tuer, de prendre _ou_ de poursuivre le gibier; poursuite.
CHASSELAS, _m._, variete de raisin blanc de table. CHASSER, mettre dehors (_avec violence_); poursuivre le gibier. CHASSEUR, _m._, qui chasse.
CHAT, _m._, genre de mammifere, petit animal domestique. qui detruit les souris.
CHATEAU, _m._, demeure feodale fortifiee; habitation seigneuriale; grande et belle maison de campagne.
CHAUSSURE, _f._, tout ce qu’on met au pied pour se chausser. CHEF-D’OEUVRE, _m._, travail parfait, oeuvre capitale. CHEMIN, _M._, voie de communication.
CHEMINEE, _f._, foyer dans lequel on fait du feu. CHER, CHERE, tendrement aime; precieux.
CHERCHER, se donner de la peine pour trouver; prendre; s’efforcer de. CHEVAL, AUX, _m._, genre d’animal servant a l’homme de monture et de bete de trait.
CHEVEU, X, _m._, poil de la tete de l’homme. CHEZ, _prep._, au logis de; dans le pays de; dans la personne, les oeuvres de.
CHIEN, _m._, genre d’animal domestique, tres fidele a l’homme. CHIRAC, principal medecin de Louis XV (1650-1732). CHIRURGIEN, _m._, medecin qui exerce la chirurgie. CHOISIR, preferer, opter entre deux alternatives. CHOISY, nom de lieu, pres Paris.
CHOIX, _m._, action, faculte _ou_ pouvoir de choisir. CHOSE, _f._, tout ce qui est; objet; affaire. PEU DE –, pas beaucoup.
CHRETIEN, ENNE, qui professe la religion du Christ. CHUTE, _f._, action d’un objet qui tombe. CICATRICE, _f._, trace qui reste d’une plaie, d’une blessure. CIEL, _m._, espace indefini dans lequel se meuvent les astres; sejour des bienheureux.
CINEAS, ministre et conseiller de Pyrrhus. CINQUANTE, _adj. num._, cinq fois dix.
CINQUIEME, _adj. ord._, de cinq.
CIRCONSTANCE, _f._, conjoncture, situation des choses. CIRCONVOISIN, E, proche, qui avoisine.
CIRCULATION, _f._, mouvement de ce qui circule. CIRQUE, _f._, lieu destine aux jeux publics. CITADIN, E, qui habite une ville.
CITER, rapporter textuellement; appeler devant la justice. CITOYEN, ENNE, habitant d’une cite; membre de l’Etat. CIVIL, E, qui concerne les citoyens; poli, bien eleve. CLASSE, _f._, ordre dans lequel on range les personnes et les choses; eleves sous un maitre.
CLASSIQUE, a l’usage des classes; conforme aux regles tracees par les anciens.
CLEF, _f._, instrument metallique pour ouvrir et fermer une serrure. CLEOPATRE, reine d’Egypte, qui captiva Cesar et Antoine. CLERMONT, nom de lieu.
CLIENT, _m._, pratique d’un commercant; homme qui confie ses interets a un avocat, sa sante a un medecin, _etc._ CLIENTELE, _f._, ensemble des clients.
CLINIQUE, _f._, enseignement de la medecine donne pres des malades. CLOITRE, _m._, monastere.
CLORE, fermer, entourer.
COCHER, _m._, conducteur d’une voiture. COCHON, _m._, mammifere domestique, qui fournit le lard, _etc._ COEUR, _m._, principal organe de la circulation du sang; disposition de l’ame; courage. AU — DE, au milieu de. COIFFEUR, _m._, qui soigne et coupe les cheveux _ou_ la barbe. COIN, _m._, angle.
COLERE, _f._, irritation de l’ame offensee. COLLATERAL, E, attenant au voisin par un cote. COLLATION, _f._, leger repas.
COLLECTE, _f._, quete.
COLLECTION, _f._, recueil d’objets qui ont du rapport. COLLER, faire adherer.
COMBAT, _m._, lutte entre gens armes. — SINGULIER, duel. COMBATTANT, E, personne qui prend part a un combat. COMBATTRE, se battre contre, lutter contre. COMBLE, _m., fig._, le dernier degre.
COMEDIE, _f._, poeme dramatique qui excite le rire en representant les moeurs, les ridicules de la societe. COMMANDANT, _m._, qui commande; chef de bataillon; officier superieur.
COMMANDER, ordonner; avoir l’autorite sur; imposer. COMME, de meme que; tel que; combien; de quelle maniere; parce que; quand.
COMMENCER, faire la premiere partie de. COMMENT, de quelle maniere; pourquoi.
COMMERCANT, _m._, qui fait le commerce. COMMERCE, _m._, trafic, negoce; le corps des commercants. COMMETTRE, faire, preposer.
COMMIS, _m._, employe dans un bureau, dans une maison de commerce. COMMISSION, _f._, charge qu’on donne a quelqu’un de faire une chose.
COMMODEMENT, d’une maniere commode. COMMUN, E, general, universel; mediocre. COMMUNICATION, _f._, action de communiquer; avis. COMPAGNIE, _f._, assemblee de personnes; societe industrielle _ou_ commerciale.
COMPAGNON, _m._, camarade, associe. COMPARAISON, _f._, action de comparer.
COMPATRIOTE, _m._, qui est du meme pays qu’une autre personne. COMPENSER, reparer.
COMPERE, _m._, parrain; complice. RUSE –, personne adroite. COMPLAISANT, E, qui a de l’obligeance.
COMPLIMENT, _m._, paroles civiles obligeantes _ou_ affectueuses. COMPOSER, former un tout de differentes parties; creer; arranger. COMPRENDRE, concevoir, se rendre raison de. COMPTE, _m._, calcul, nombre. TENIR — DE, faire un rapport de. COMPTER, calculer; se proposer. — SUR, avoir confiance en. COMTE, _m._, dignitaire du troisieme ordre dans la noblesse. CONCENTRER, rassembler, reunir.
CONCEVOIR, _fig._, former dans son esprit. CONCIERGE, _m._, portier qui a la garde d’une maison. CONCLURE, terminer; donner ses conclusions. CONCLUSION, _f._, action de conclure; solution; consequence. CONCURRENCE, _f._, competition.
CONDAMNER, prononcer jugement contre; desapprouver. CONDE, branche collaterale de la maison de Bourbon. CONDITION, _f._, rang, position sociale; etat; circonstances; convention dont depend l’execution d’un marche. CONDUCTEUR, _m._, qui conduit.
CONDUIRE, guider, diriger, mener.
CONFIANCE, _f._, esperance; assurance. CONFIDENT, _m._, a qui l’on confie ses plus secretes pensees. CONFIER, remettre au soin de quelqu’un.
CONFONDRE, meler.
CONFRERE, _m._, chacun de ceux qui exercent la meme profession. CONGEDIER, renvoyer.
CONGREGATION, _f._, ensemble de religieux du meme ordre. CONGRES, _m._, assemblee d’ambassadeurs, _ou_ de legislateurs, pour traiter d’interets politiques.
CONJONCTURE, _f._, concours de circonstances; occasion. CONJURE, E, qui prend part a un complot. CONJURER, prier avec instance.
CONNAISSANCE, _f._, idee; relation de societe; ami. CONNAISSEUR, _m._, qui se connait a quelque chose. CONNAITRE, avoir l’idee de; avoir des relations avec. SE — A, etre en etat de juger.
CONNU, E, bien su; clair; celebre.
CONQUERANT, E, qui fait, _ou_ a fait, de nombreuses conquetes. CONQUERIR, acquerir par les armes; gagner. CONQUETE, _f._, action de conquerir.
CONSACRER, dedier, employer.
CONSCIENCE, _f._, connaissance; notion; sentiment interieur par lequel l’homme se rend temoignage a lui-meme du bien et du mal qu’il fait.
CONSEIL, _m._, avis, opinion.
CONSEILLER, _m._, qui donne conseil; membre d’une compagnie judiciare.
CONSEILLER, donner un conseil a.